Pour votre confort et votre sécurité :
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- Restez le plus possible à l’ombre
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Beauchery-Saint-Martin : cinquante ans d'histoire commune.
Création de Beauchery-Saint-Martin
La volonté de travailler ensemble, d’améliorer les conditions de vie des habitants et de se doter de moyens d’action, associée à la recherche du consensus et au respect des personnes comme de leurs opinions, a permis la création d’une commune unie.
Des liens anciens entre les deux villages
Carte de Cassini
Depuis 1934, Beauchery et Saint-Martin-Chennetron entretenaient des liens étroits. Cette année-là, la création d’un syndicat d’adduction d’eau était devenue nécessaire en raison du tarissement du forage de Saint-Martin-Chennetron.
Aujourd’hui encore, l’alimentation en eau de la commune repose sur ce principe, avec le raccordement du château d’eau de Saint-Martin-Chennetron à celui de Beauchery. À l’époque, chacun des deux bourgs disposait d’une mairie et d’une école à classe unique, dont les effectifs avaient fortement diminué dans un contexte de déclin démographique depuis 1968.
1973-1977 : une période décisive
1er janvier 1973 : Beauchery et Saint-Martin-Chennetron fusionnent par association.
Décembre 1977 : à la suite d’un référendum favorable, la fusion simple est prononcée. La commune de Beauchery-Saint-Martin est née.
Le rapprochement entre Beauchery, qui comptait 197 habitants en 1973, et Saint-Martin, qui en comptait 165, s’est fait progressivement, après un temps de maturation.
Un contexte national favorable aux regroupements
À cette époque, les pouvoirs publics encouragent les fusions de communes, notamment celles de petite taille disposant de moyens financiers limités. C’est l’objet de la loi de 1971 sur les fusions et regroupements de communes.
En Seine-et-Marne, après consultation des élus locaux, le préfet prend un arrêté le 18 août 1972 dressant la liste des fusions de communes à réaliser, ainsi que des autres formes de coopération intercommunale à promouvoir dans le département.
Une volonté locale de construire ensemble
Bernard Bouron, maire de Saint-Martin, avait déjà évoqué l’idée de ce rapprochement quelque temps auparavant.
Daniel Dugué, maire de Beauchery, et Jean Vecten, maire de Saint-Martin-Chennetron, respectivement réélu et élu en 1971, en discutent à leur tour et partagent cette vision avec leurs conseils municipaux respectifs.
Peu à peu, une volonté de travailler ensemble se dessine. Des projets communs émergent, et la possibilité de les financer grâce aux aides promises par l’État aux communes fusionnées ouvre de nouvelles perspectives.
La fusion par association est décidée par les deux conseils municipaux au moyen de délibérations concordantes, le 13 novembre 1972. Le préfet prend ensuite un arrêté le 15 décembre 1972, fixant la date officielle de la fusion au 1er janvier 1973.
De nouvelles élections sont alors organisées en 1973, deux ans seulement après les municipales de 1971. Daniel Dugué devient maire de la commune fusionnée par association de Beauchery-Saint-Martin, avec Jean Vecten comme maire délégué.
Les communes associées conservent leur maire, officier d’état civil et officier de police judiciaire, ainsi qu’une mairie annexe avec un service d’état civil et un bureau de vote.
Des projets communs pour préparer la fusion simple
Le nouveau conseil municipal réfléchit aux projets à engager dans le cadre de l’évolution de cette première fusion par association vers une fusion dite simple.
Création d’un comité de parrainage pour les anciens ;
Travaux de réfection de l’église de Saint-Martin ;
Projet de construction d’une classe maternelle à Saint-Martin ;
Transformation de la salle de classe en salle des fêtes.
Dès la fusion par association, la commune bénéficie d’une majoration de 50 % des subventions d’équipement accordées par l’État, comme le prévoit la loi de 1971 sur les fusions de communes. À cela s’ajoute un régime plus favorable de subventions départementales.
Le référendum de 1977
Le 11 décembre 1977, un référendum est organisé afin de recueillir l’avis des habitants de Saint-Martin-Chennetron. Leur commune associée doit alors être définitivement absorbée dans le cadre de la fusion simple, une perspective qui suscite des interrogations et des inquiétudes. Des rencontres et réunions publiques sont donc organisées pour en débattre.
Les résultats du référendum sont sans appel :
Sur 62 inscrits, 47 habitants prennent part au vote et 43 suffrages sont exprimés.
37 voix pour ;
6 voix contre.
En décembre 1977, un arrêté préfectoral institue Beauchery-Saint-Martin comme commune fusionnée.
Les premières réalisations après la fusion
Durant les dix années qui suivent, le RPI entre Beauchery-Saint-Martin et Léchelle est créé afin d’assurer la scolarisation des enfants dès la maternelle.
La classe maternelle est construite à Saint-Martin en 1983. Un ramassage scolaire communal est également mis en place pour aller chercher les enfants dans les hameaux.
Assurer de bonnes conditions de scolarisation permet de maintenir des habitants dans la commune et de lutter contre la dépopulation. Cela suppose aussi de disposer de moyens pour financer les équipements, grâce à l’impôt, mais surtout aux dotations de l’État. C’est dans cette perspective qu’émerge l’idée du lotissement à Beauchery.
Mai 1944, deux bombardiers s'écrasent à Beauchery
C’était dans la nuit du 3 au 4 mai 1944… Alors que les alliés préparaient le débarquement du 6 juin en pilonnant les bases stratégiques allemandes, notre village connut un épisode douloureux de la seconde guerre mondiale…
Cette nuit-là, la R.A.F. envoya 332 bombardiers de 28 escadrons détruire la 21ème division de Panzers allemands basée à MAILLY-LE-CAMP dans l’Aube. Ces avions décollèrent de différents aérodromes du Lincolnshire en Angleterre.
42 Lancasters, 1 Halifax and 1 Mosquito ont été abattus.
300 aviateurs sont tombés et 258 d’entre eux sont morts, la plupart enterrés dans les villages où ils sont tombés.
Parmi eux, deux bombardiers « Lancaster » qui avaient décollé de WICKENBY dans le comté du Lincolnshire tombèrent sur notre commune : le premier dans le bourg de BEAUCHERY, au niveau du 22 rue de la fontaine, tuant une dame âgée, Madame LAPUIX et le deuxième, dans les champs, à l’extérieur du village.
Sur les 15 aviateurs composant les équipages, 8 personnes pour l’un et 7 pour l’autre, un seul a survécu. Blessé, le sergent Johnson fut fait prisonnier par les Allemands.
14 aviateurs : 10 Anglais, 2 Canadiens et 2 Australiens sont enterrés dans le cimetière de BEAUCHERY où un hommage leur est rendu à chaque cérémonie du souvenir.